L’impact des métaux lourds sur les glandes surrénales – Partie 2

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Le cuivre et la fatigue surrénalienne

Les manifestions d’une intoxication au cuivre

Lorsque le corps fait face à une intoxication aiguë au cuivre, avec une concentration très élevée de ce métal dans le sang, les manifestations cliniques sont alarmantes et se traduisent par des vomissements, d’hématémèse, d’hypotension, de coma, de jaunisse et d’anémie hémolytique. Le test du laboratoire vient évidemment confirmer cet état d’intoxication violente.

Cependant, l’exposition à des doses faibles, dans les limites de la normale établie ou élevées peut tout aussi s’accompagner de symptômes graves chez les individus exposés. Généralement, les effets du cuivre ont une répercussion sur les fonctions hépatiques et rénales.

Le cuivre étant lié aux protéines porteuses, les tests de laboratoire ne s’intéresseront qu’à la détermination de niveaux de cuivre dans les urines sur 24 heures ou dans la céruloplasmine sérique ou encore dans les globules rouges. Toutefois, la céruloplasmine n’étant pas spécifique seulement à une intoxication au cuivre mais pouvant être présente en cas d’une inflammation ou d’une infection grave, il est primordial d’étudier le contexte particulier de l’individu afin de bien diagnostiquer le problème sous-jacent.

Il existe d’autres tests dits tests de minéralisation capillaire faits dans le cadre de détection d’une intoxication au cuivre. Les inconvénients de ces tests sont le fait qu’une collecte et une contamination incorrectes des échantillons peuvent grandement donner des résultats inexacts. Raison pour laquelle l’étude de l’historique détaillée couplée aux diagnostics biologiques sont primordiaux pour une évaluation juste de l’état d’intoxication de l’individu.

Le stress et les glandes surrénales

Dans les situations normales lorsque confronté au stress, qu’il soit physique, psychologique et ou émotionnel, le corps à  travers les glandes surrénales produit de l’adrénaline, du cortisol et de l’aldostérone. L’aldostérone joue ainsi sur l’augmentation de la rétention de cuivre et de sodium par l’organisme, tandis que les reins excrètent du zinc et du magnésium. Cette chaîne de réaction au stress devient pathologique lorsque le stress est continu car se déroulant sur une longue période. Par conséquent, dans le cas de fatigue surrénalienne, on assiste à une surcharge en cuivre dans le corps par rétention; ce qui affecte négativement le système nerveux. Ceci est dû en grande partie au fait que le foie et les glandes surrénales responsables de détoxifier le corps de métaux lourds dont le cuivre sont altérés. La présence massive du métal stimule en permanence le système nerveux ayant comme répercussion une surcharge problématique des glandes surrénales et la compromission de la fonction hépatique.

Le syndrome de fatigue surrénalienne par surcharge corporelle en cuivre

Les manifestations évoluent selon le stade de dérèglement de la fonction antistress.

  • Stades 1 et 2 : on observe à ces débuts des symptômes suivants

  • Le manque de tolérance à l’effort et d’énergie

  • Le désir de sel,

  • L’insomnie

  • L’irritabilité

  • La dépendance au sucre et au café

  • Stades 3 et 4 : correspondent à l’état de fatigue surrénalienne avancée. À mesure que progresse la fatigue surrénalienne, il s’installe des symptômes de gravité supérieure tels que :

  • L’hypoglycémie

  • La dépression

  • Des troubles cardiocirculatoires : arythmie cardiaque, hypotension orthostatique

  • Une insomnie grave

  • Un déséquilibre métabolique

  • Des réveils au milieu de la nuit

  • Une anxiété.

À ces stades très avancés de la fatigue surrénalienne, après des années de tentation de récupération, le corps est généralement très affaibli. Les fonctions vitales sont en décompensation et l’adrénaline submerge l’organisme entièrement pour tenter de le soustraire indéfiniment du stress toxique. On observe également l’épuisement des réserves nutritionnelles de même que l’abaissement critique du seuil inférieur de déclenchement des accidents surrénaliens par rapport aux personnes en stade précoce de la maladie.

Par ailleurs, la fatigue surrénalienne est une pathologie multifactorielle : plusieurs causes peuvent y être associer. Aussi l’intoxication au cuivre pourrait n’être qu’un facteur contributif dans la majorité des cas. Elle peut aussi bien simuler certaines manifestations de la fatigue surrénalienne et ou au contraire les aggraver. Il est donc primordial de procéder à un vrai bilan médical permettant de faire la part des choses à savoir si le cuivre est la cause réelle à incriminer dans la fatigue surrénalienne avant tout traitement. En effet, plusieurs métaux peuvent provoquer des effets similaires comme le zinc, le sodium, le potassium, le mercure et le cadmium. D’où l’importance de veiller sur l’équilibre des différents métaux dans l’organisme afin de ne pas aggraver cette fatigue surrénalienne.

Que faire pour corriger l’intoxication au cuivre?

Classiquement, la désintoxication du cuivre à stades n’est proposée qu’à des stades non avancés de la maladie. Il s’agit de :

  • Une diminution de son exposition au cuivre : consommation réduite de cuivre par voie alimentaire ou dans son mode de vie,

  • L’ingestion à doses élevées de composés équilibrant son apport nutritionnel : exemple du zinc, la vitamine C, le manganèse et autres. Elle est toutefois contre-indiquée dans le syndrome prémenstruel avancé.

  • La purification du foie,

  • La consommation de certains végétaux verts,

  • Et la prise de médicaments.

Référence

Michael Lam, MD, MPH; Justin Lam, ABAAHP, FMNM (2015). Copper Poisoning and Adrenal Fatigue Syndrome. https://www.drlam.com/blog/copper-poisoning/6001/

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