Le mercure et l’imagerie par résonance magnétique

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L’imagerie par résonance magnétique (IRM) à ultra-haute résistance est une imagerie qui offre une qualité exceptionnelle de visualisation de structures plus petites et de pathologies subtiles. Bien plus performante que les IRM 1.5 T utilisées dans les hôpitaux, l’IRM à ultra-haute résistance présente plus de risques à la santé pour les personnes ayant des traitements dentaires, plus spécifiquement des amalgames composés à 50% au mercure.

Également appelées IRM 7 Tesla ou 7T, ces IRM nouvelle génération sont constituées non seulement de puissants aimants mais aussi d’une puissante force du champ magnétique. C’est une crainte toute justifiée si l’on se réfère à la toxicité neuro-reproductrice connue du mercure et la possibilité que les puissants champs magnétiques provoquent une lixiviation des métaux lourds toxiques dans l’organisme. En effet, plusieurs conditions peuvent occasionner une décharge de vapeurs de mercure pendant et après le processus de restauration des dents comme la mastication (aliments, gomme…), le brossage, le broyage des dents et la corrosion. Et ces rejets de ce métal toxique issu des obturations d’amalgames se font essentiellement par les ions métalliques (ions mercure) et l’évaporation du mercure (élémentaire). Ce qui suscite pleins de questionnements sur les effets probables d’une IRM ultra-puissante sur le mercure se trouvant dans bouche.

Plusieurs études menées notamment en Turquie à l’université d’Akdeniz ont révélé que des doses élevées de mercure étaient libérées après une IRM utra-puissante. Ces doses mesurées de mercure étaient quatre fois plus supérieures aux doses observées en appliquant une IRM classique (IRM 1.5T). Au vu de ces doses élevées, les chercheurs ont conclu que cela représentait un haut risque non seulement pour les patients mais également pour le personnel soignant prenant en charge ces patients. D’après l’un des chercheurs, dentiste de son état, Selmi Yilmaz , la cause de cette libération de doses élevées de mercure peut être due «à un changement de phase dans le matériau d’amalgame ou à la formation de microcircuits, ce qui entraîne une corrosion électrochimique induite par le champ magnétique.»

À l’heure actuelle, ces IRM ne sont pas encore disponibles dans les milieux hospitaliers. Toutefois, on ne saurait attendre que ces milieux hospitaliers en soient équipés avant de tirer la sonnette d’alarme sur les risques encourus par les personnes ayant des obturations composées de mercure en cas d’IRM ultra-puissante et la nécessité d’agir le plus rapidement possible pour prendre des mesures les plus adéquates.

Le mercure en dentisterie : l’interdiction d’amalgame chez les enfants dans l’UE

Longtemps critiquée, l’utilisation des amalgames est finalement interdite depuis le 1er juillet 2018 dans 28 pays de l’Union européenne (UE) chez les enfants de moins de 15 ans et pour les femmes enceintes ou allaitantes. Cette interdiction emboîte finalement le pas de plusieurs pays proréactifs européens dans la lutte contre l’amalgame au mercure en dentisterie à savoir la Norvège et la Suède. Bien que cette interdiction devrait être élargie à l’ensemble de la population sans exception, on considère cette décision comme un début de prise de conscience non seulement dans l’espace européen mais aussi dans les autres pays du monde qu’ils soient situés en Asie, en Afrique ou en Amérique pour la prise de mesures favorisant une dentisterie sans mercure.

Qu’est-ce qui justifie une dentisterie sans mercure

Puissante neurotoxine, le mercure est tout particulièrement nocif pour les enfants, les femmes en âge de procréer et les nourrissons allaités. Les reins sont aussi des cibles pour le mercure. Les amalgames constituées de 50% de mercure sont de plus «un dispositif polluant primitif» comparativement aux alternatives modernes qui sont actuellement accessibles. Parmi ces alternatives, il y a l’obturation par la résine composite et le traitement réparateur alternatif (TAR). Ce dernier, adapté aux zones rurales des pays en développement, utilise uniquement des instruments à main pour placer le remplissage. C’est est une technique de restauration sans mercure ayant fait ses preuves dans plusieurs pays du monde à savoir la Tanzanie, l’Inde, le Brésil, le Zimbabwe, la Turquie, etc… Quant à la résine composite, elle est faite d’un type de plastique renforcé avec du verre en poudre. Communément utilisée dans les pays développés, elle présente plusieurs avantages certains par rapport à l’amalgame sur les plans sanitaire et environnemental. Ainsi donc selon Consumers for Dental Choice, la résine composite :

  • ne contient pas de mercure et donc ne pollue pas l’environnement ; ce qui évite les coûts liés aux problèmes de santé liés à la pollution par le mercure.

  • préserve la structure dentaire saine et renforce les dents contrairement à l’amalgame

  • dure non seulement aussi longtemps que l’amalgame, mais aussi a un taux de survie global plus élevé.

En conclusion, bien qu’il existe des obstacles à la dentisterie sans mercure, de nombreuses initiatives sont mises en place pour soutenir la population à faire entendre leurs voix et à passer à une dentisterie sans mercure.

Référence :

Dr. Mercola (Juillet 2018). Mercury Fillings Leak After Medical Scan. https://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2018/07/10/mercury-fillings-leak-after-medical-scan.aspx

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